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Kaizen Motors — importation automobile Japon et Corée du Sud
Le guide de l'import

Importer une voiture du Japon ou de Corée du Sud : le comparatif honnête, prix, choix, délais et risques

24 septembre 20265 min de lecturePar Kaizen Motors

Deux navires rouliers a quai dans un port europeen, coque bleue et blanche et coque rouge

Japon ou Corée du Sud ? La question revient dans presque tous les premiers échanges, et la réponse honnête tient en une phrase : les deux pays vendent le même parc, du premium européen récent, peu roulé, en conduite à gauche, mais ils ne le vendent pas de la même façon. Au Japon, on enchérit. En Corée, on achète en stock. Tout découle de là.

Ce comparatif suit les critères qui comptent dans un dossier réel : la façon d'acheter, la certitude sur le prix, les documents, l'étendue du choix, les délais, la douane et les risques. À la fin, un tableau, et une recommandation par profil d'acheteur.

La façon d'acheter : enchère ou stock

Au Japon, l'occasion se négocie en salle des ventes, entre professionnels. Chaque lot a une mise à prix, une feuille d'inspection et une heure de clôture ; vous fixez un plafond, nous portons l'enchère. Vous ne connaissez ni le prix final ni l'issue avant la clôture. En Corée, le véhicule est en stock chez un professionnel, à un prix affiché sur Encar ; vous validez une voiture précise à un montant connu.

La certitude sur le prix

C'est le critère où l'écart est le plus net. Sur une fiche coréenne, les deux prix sont affichés côte à côte : le prix du véhicule sur place, et l'estimé clé en main. Sur une fiche japonaise, la mise à prix ne dit rien du prix d'adjudication ; c'est pour cela que l'estimé se calcule sur l'enchère que vous saisissez vous-même. En contrepartie, un lot bien noté part parfois nettement sous le prix d'un stock équivalent : l'enchère est une incertitude, pas forcément un surcoût.

Voitures alignees sur le pont arriere d'un ferry en mer, sillage blanc derriere le navire
Navire roulier à quai : les deux flux empruntent le même mode de transport vers le nord de l'Europe.

Les documents : usage de marché ou obligation légale

La feuille d'inspection japonaise est établie par un inspecteur mandaté par la salle. Elle est fiable, parce que les salles engagent leur réputation dessus, mais elle reste un usage de la profession. Le relevé d'inspection coréen est imposé au vendeur par la loi ; sa remise engage sa responsabilité, et il se conteste devant un juge. S'y ajoute, en Corée, l'historique d'assurance du fichier national, qui n'a pas d'équivalent japonais accessible.

Dans les deux cas, nous faisons contrôler le véhicule sur place avant tout engagement : un document est une déclaration, une inspection est une vérification.

L'étendue du choix

Le Japon gagne largement. Les salles japonaises écoulent chaque semaine des volumes que le stock coréen n'approche pas, et l'on y trouve des configurations rares : une 911 dans la teinte et la boîte voulues, une Classe G d'une année précise, une américaine importée neuve. La Corée offre un stock profond sur le premium allemand courant, moins sur les modèles rares.

Les délais

ÉtapeJaponCorée du Sud
Décision d'achatÀ la clôture de la vente, si votre plafond l'emporteImmédiate, sur un véhicule en stock
Contrôle sur placeAvant l'enchère, quand le lot le justifieAvant l'accord écrit, systématique
MerSix à huit semaines vers le nord de l'Europe35 à 55 jours depuis Busan
Dossier complet avec COCTrois à quatre moisTrois à quatre mois
Avec réception à titre isoléDeux à quatre mois de plusQuatre à six mois au total

La douane et les taxes : pas de différence pour une européenne

Pour une Mercedes ou une BMW construites en Allemagne, le pays de départ ne change rien : le véhicule reste d'origine allemande, les droits sont de 10 % de sa valeur et la TVA de 20 % s'applique par-dessus, qu'il embarque à Yokohama ou à Busan. Les accords de libre-échange ne jouent que pour les véhicules d'origine locale : une Hyundai produite en Corée peut entrer à 0 % avec une preuve d'origine ; un véhicule d'origine japonaise relève de l'accord UE-Japon, à vérifier au cas par cas. Nos fiches sont chiffrées à 10 % dans les deux pays.

Les risques, et comment ils se gèrent

  • Japon, ne pas l'emporter : c'est le risque le plus fréquent, et il ne coûte rien. On revient sur le lot suivant.
  • Japon, la note sans le schéma : deux lots notés 4 n'ont pas le même passé. Nous lisons le schéma et traduisons les remarques.
  • Corée, l'historique fermé lu comme un historique vierge : nous réclamons l'ouverture avant tout devis.
  • Corée, les sinistres mal compris : deux tiers des véhicules en ont un ; c'est leur nature et leur montant qui comptent.
  • Les deux, l'homologation : la question n'est pas le pays, c'est le modèle. Une européenne a un COC ; un modèle réservé au marché local passe en réception à titre isolé.
Homologation d'une voiture importée hors UE : COC ou RTI, l'arbre de décision complet.

Le tableau récapitulatif

CritèreJaponCorée du Sud
Mode d'achatEnchères, via un membre agrééStock à prix affiché
Certitude sur le prixÀ la clôtureImmédiate
Document d'étatFeuille d'inspection, usage de marchéRelevé d'inspection, obligation légale, plus historique d'assurance
ChoixTrès large, configurations raresProfond sur le premium courant
PrixParfois sous le stock, sur un lot bien notéPrix de stock, connus
Délai avec COCTrois à quatre moisTrois à quatre mois
ConduiteEuropéennes souvent à gauche, à viserPresque toujours à gauche

Notre recommandation, par profil

Vous cherchez un modèle précis, une configuration rare, et vous acceptez une ou deux ventes manquées : le Japon. Vous voulez acheter dans le mois une voiture que vous avez vue, contrôlée et chiffrée : la Corée. Vous hésitez : commencez par le stock coréen, qui donne un repère de prix certain, puis regardez les lots japonais équivalents pour voir ce que l'enchère peut faire gagner.

Le catalogue présente les deux flux côte à côte, avec le prix rendu en France sur chaque fiche.

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